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jeudi 16 juin 2022

Manifestation "Eau" le 23 juin à partir de 17h

 

Le 23 juin, Eau Secours organise un défilé suivi d’un rassemblement :

  • le défilé :  il nous conduira de la place du Martroi (lieu de rendez-vous qui est fixé à 17h) à la Mairie d’Orléans. Nous comptons arriver place de l’Etape au plus tard à 17h30.
  • Le rassemblement :  il aura lieu sur le parvis de la Mairie d’Orléans à partir de 17h30


Vous y êtes toutes et tous conviés.


. Venez avec de quoi faire du bruit (casseroles, cloche, trompe.. ce qui vous passera par la tête..)

. Venez, si ça vous tente, avec un panneau, une pancarte « pro régie »..

  

     Nous avons quelques slogans à vous proposer :

    - Eau, Bien Commun en danger!

    - La Métropole abandonne l'eau au privé le 12 juillet prochain?

    - Eau Source de Vie, pas source de profit!

    - OUI à la Régie, Oui au contrôle démocratique des citoyens, NON aux dividendes des actionnaires de Suez ou Véolia

    - Le 12 juillet: Régie ou Privatisation?

    - Privatisation de l'eau, main basse sur le grisbi

    - Elle est où l'eau position?

    - Et si les payeurs devenaient décideurs?

    - Chère Eau ou Eau chère?

    - Eau rage, eau des espoirs?

    - En choisissant Veolia et Suez, vous veolez l'eau potable

    - Elle est où la démocratie? Le 12 juillet: Rêve Eau Luttons

Vous pouvez, bien entendu venir avec vos propres slogans « pro régie »

 

Rappel et quelques infos : le 12 juillet prochain les élus métropolitains choisiront les modes de gestion pour l’eau et l’assainissement qui prendront effet le 1er janvier 2024.

Les propositions actuelles du service Eau et Assainissement de la Métropole (la DCERE) visent à maintenir un statu quo, défavorable à la gestion en régie.

Les citoyennes et les citoyens sont les grands absents.. la métropole considère sans doute qu’ils n’ont rien à penser, à dire ou à décider.. leur rôle reste limité au paiement de leur facture..

Les maires qui ont eu 2 réunions avec la DCERE semblent, dans leur très grande majorité accepter les propositions de la DCERE. Ça montre bien qu’on ne doit compter que sur nous-mêmes. Il nous faut être nombreux





mercredi 1 juin 2022

L'eau bien commun? Pas chez nous..

 

Les services eau et assainissement de la métropole auront été totalement réorganisés le 1er janvier 2024.


Pour cela, le 12 juillet prochain les élues et élus métropolitains auront à se prononcer sur le ou les futur-s mode-s de gestion pour ces services publics.

Pour résumer rapidement ils ont le choix entre gestion par un service propre de régie publique métropolitaine, des marchés, une gestion totalement attribuée à des opérateurs privés tels que SUEZ ou VEOLIA,  et une gestion mixte combinant public et privé à l’image du service actuel d’assainissement ( la SERA cad SUEZ et le service DCERE de la métropole).  

 

Actuellement les entreprises sont omniprésentes sur la métropole puisqu’elles couvrent :

pour l’eau potable

- 100% de la production des 22 communes (des nappes à la sortie de l’eau des châteaux d’eau)

- les 3/4 de la distribution (les tuyaux depuis les châteaux d’eau jusqu’aux compteurs)

- 65% de la gestion clientèle (relevés de compteurs et facturation)

 

pour l’assainissement

- seulement 30% de la distribution (les tuyaux d’eaux usées)

- mais plus de 80% de l’assainissement collectif (les stations d’épuration) et 100% de l’assainissement non collectif (contrôle des installations des particuliers pour épurer leurs eaux usées)

Pour la gestion clientèle c’est plus complexe car c’est la métropole qui gère les factures d’assainissement des villes en “régie” d’eau potable. Le reste, à peu près 65% est géré par l’entreprise privée à laquelle on a confié l’eau potable.

 

 

Eau Secours se bat depuis 2010 pour une gestion publique de l’eau et de l’assainissement à laquelle les citoyens doivent être associés … 

-         l’eau n’est pas et ne doit pas être une marchandise, ni une source de profit pour qui que ce soit !

-         les usagers, par le biais de leurs factures, financent la totalité des dépenses de l’eau et de l’assainissement (y compris les salaires des personnels de ces 2 services) or ils ne sont en aucune manière associés à leur gestion !

Pour atteindre cet objectif, pour informer les citoyennes et les citoyens, les élus, pour qu’il y ait enfin un débat de fond sur le devenir de l’eau au sein de la métropole l’asso s’est totalement impliquée dans la vie de la Cité. Or, faisant fi de nos demandes réitérées, la métropole qui gère l’eau et l’assainissement de 22 communes a refusé toute information, tout débat public, renvoyant la responsabilité d’un débat aux communes* qui, pour la majorité d’entre elles, se sont à leur tour défaussé sur la Métropole.. splendide illustration du « Circulez, y’a rien à voir ! »,  d’un entre-soi caricatural.

 

Vous trouverez ci-dessous le document que le service métropolitain de l’eau et de l’assainissement (la DCERE) a présenté fin avril aux 22 Maires de la Métropole, avec des propositions sur lesquelles cette réunion des maires devra se prononcer le 2 juin.  Quelle caricature de démocratie élective quand des maires se prononcent sur un sujet aussi important sans que les citoyennes et citoyens, usagers et financeurs uniques de ces services soient un tant soit peu consultés !




















Que dire du document et des propositions de la DCERE

 

Toutes les études, tous les audits, tout le travail effectué en amont par la métropole : EAU SECOURS demande quel prix ceci a coûté pour en arriver à cette proposition de statu quo :

-         complet en ce qui concerne l’assainissement

-         quasi complet pour l’eau, les seules modifications visant à

Ø constituer une entité unique pour les communes gérées par le privé

Ø créer une régie métropolitaine pour la gestion de l’eau potable des villes déjà en régie

Ø procéder à une harmonisation géographique en confiant au privé la gestion de l’eau de Saint-Hilaire alors que celle d’Ormes serait gérée par la régie métropolitaine.

 

Pour Eau Secours ce statu quo, qui semble recueillir l’assentiment de la quasi-unanimité des Maires est l’opportunité manquée de doter cette régie publique d’une compétence interne essentielle : celle de sa production d’eau potable. Le document donne deux arguments pour tout confier aux opérateurs privés : pas le temps de monter ce service et pas de compétence interne existante. On reviendra plus loin sur la contrainte temps mais le second argument est totalement irrecevable : c’est justement pour acquérir cette compétence, garante de leur réelle maîtrise, quotidienne et à long terme, de services aussi essentiels que de très nombreuses collectivités passent ou reviennent en régie !

 

Ce souci n’est visiblement pas celui d’Orléans Métropole : on reste bien loin de l’eau « bien commun », d’une régie publique pleine et entière associant les citoyens à sa gestion. Rien n’est dit sur ce point dans le document de la DCERE : quelle place auront les citoyens dans la gestion future de ces deux services publics ?  C’est pourtant l’autre point essentiel pour EAU SECOURS,  que la métropole a totalement ignoré jusqu’ici en prétextant qu’il ne s’agit que d’un dossier technique !

 

Mais cette vision technocratique conduit aussi à abandonner aux opérateurs privés ce qui est rentable (produire l’eau potable, assainir les eaux usées) et à laisser aux régies eau-assainissement ce qui l’est moins (et moins visible) comme les canalisations :

 

L’absence de débat public à l’échelle de la Métropole, la mobilisation de trop peu d’élus pour promouvoir une gestion en régie (souvent limitée d’ailleurs à la recherche du statu quo sur le territoire de leur commune sans que les citoyens y soient davantage impliqués) et la lecture de ce document nous laissent comme un goût amer.

 

Eau Secours a fait tout son possible pour promouvoir la gestion publique de l’eau et ceci pour garantir au mieux sa maîtrise à long terme face aux défis climatiques, pour et avec les usagers. Eau Secours n’est pas arrivé à son objectif : trop d’élus préférant en effet confier l’eau au privé.. (par habitude, par crainte de responsabilités supplémentaires, par idéologie contraire à l’évident intérêt des usagers).

Le fait que 9 ou 10 villes resteraient gérées « en régie », pour l’eau potable, avec une régie centralisée métropolitaine reste un acquis prolongeant l’existant. Mais ce qui aurait pu être un progrès semble devoir rester à ce jour une occasion manquée.

Les usagers et leurs associations auront-ils leur place pleine et entière dans cette organisation ? 

Cette régie aura-t-elle comme objectif d’acquérir sa réelle maîtrise de ce service public : depuis la garantie de la ressource , la production de l’eau potable, sa distribution et sa facturation ??


 Nous pouvons et devons encore agir

Admettons que le délai soit réellement trop court pour construire la compétence interne de production de l’eau potable dès 2024. Comme l’ont fait bien d’autres collectivités confrontées à cette difficulté, avec une réelle volonté politique il est possible de passer un marché avec un opérateur destiné à préparer cette compétence interne, le temps de recruter et de former le futur personnel qui assurerait ensuite la production de l’eau en régie.. mais encore faut-il le vouloir !

Les citoyennes et citoyens, qui ont un besoin vital de ces services eau potable et assainissement et qui en payent en totalité le coût (y compris des bénéfices d’actionnaires ..) doivent être impliqués à tous les niveaux dans leur gestion.

Seule une action citoyenne peut changer l’inexistence actuelle de cette implication au niveau des prises de décision. Et ceci vaut évidemment pour la gestion en régie publique, mais aussi dans le fonctionnement des délégations que la collectivité publique accorderait aux opérateurs privés. 

 

Nous avons jusqu’au 12 juillet pour faire changer le cours des choses. Eau Secours se réunit prochainement pour voir concrètement ce qu’il est possible d’organiser avant cette date. Nous vous tiendrons informés.

 

Retenez déjà ces dates :

1) le 23 juin ce sera le prochain conseil métropolitain qui se réunira à la Mairie d’Orléans. Nous organiserons un rassemblement pro-régie sur le parvis de la Mairie sans doute à partir de 17h. L’objectif ce sera d’être le plus nombreux possible.

2) le 12 juillet les élus se prononceront sur le devenir de l’eau et de l’assainissement. Infos à suivre..

 

Communes dans lesquelles il y a eu, à notre connaissance un minimum d’ information, de discussions dans le cadre du Conseil Municipal ou de débat public sur l’eau : Bou, Mardié, Olivet, Saint-Cyr-en-Val, Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Saint-Jean-de-Braye et Saran.

 

A venir : Ingré









samedi 19 mars 2022

On nous écrit..

Après la lettre ouverte* qu’Eau Secours a adressée à Serge Grouard puis transmise aux maires des communes constituant la métropole, un élu Boignacien nous a transmis ce message :

* cf. bas de page


« Réponse ouverte...

A gauche toute, avec l'addiction aux services publics, à la bureaucratie et aux dérapages financiers incontrôlables.  J'illustre :  en 2020 le prix du m3 (eau potable et assainissement) est passé de 3.62 € à 3.09€, sans augmentation des tarifs des délégataires. VEOLIA contrôle une fois par semaine la qualité de l'eau distribuée, alors que l'ARS le fait une fois par mois (dans le meilleur des cas) et communique les analyses sur des prélèvements vieux de un UN MOIS ET DEMI ! 

Comment ne pas être satisfait de la gestion actuelle ? Nous allons aussi faire de la com. » 

TP


Voici la réponse d’Eau Secours :

« Bonjour Monsieur,

Je présume que pour vous Nice et Castres qui gèrent leur eau par le biais d’une régie publique font partie des villes dirigées par des gens « à gauche toute ».

Tous les salariés de l’eau et de l’assainissement sont de droit privé, quel que soit le mode de gestion. C’est comme ça depuis 1926.

Dans notre intercommunalité, seule la ville de Saran dont la régie était antérieure à 1926 avait des salariés communaux pour l’eau et l’assainissement. Avec le passage des compétences « eau » et « assainissement » à la Métropole le problème ne se pose plus. Tous les salariés de l’eau et de l’assainissement sont payés à partir de nos factures d’eau. Une régie n’augmente pas le service public, elle augmente la responsabilité des élus. La question que l’on peut se poser c’est pour quoi les élus sont-ils prêts à prendre des responsabilités..

 

La bureaucratie dont vous parlez.. : sans le service public actuel « eau et assainissement » de la Métropole, les contrats, dont le vôtre avec Veolia que vous mettez en avant, n’auraient pas été aussi contraignants pour les opérateurs.

Le service public d’assainissement collectif, géré par la Métropole, couvre 70% de la distribution et 15% de l’assainissement à proprement parler. Ce service comprend 89 salariés. Vous avez à vous en plaindre ?  

 

Quant aux dérapages financiers ce sont SUEZ et VEOLIA qui ont pratiqué des marges abusives, voire des malversations, pendant des années avec des contrats qui duraient jusqu’à 99 ans (à Olivet par exemple). Pour contrer ces dérives il y a eu la loi Sapin de 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques puis l’arrêt Olivet (suite à une longue mobilisation citoyenne) qui ont conduit à un raccourcissement des contrats et à une baisse des prix de l’eau.

La mobilisation citoyenne a joué aussi son rôle à Fleury puisqu’à Olivet et Fleury, après maintes démarches des habitants (étude de dossiers, appel à la justice, réunions publiques, interpellations etc. etc.) les prix de l’eau ont baissé en moyenne de 40%.Olivet est toujours géré par un opérateur privé.. SUEZ a remplacé VEOLIA, votre champion. A Fleury la municipalité a choisi, quand Marie-Agnès Linguet était Maire, de créer une régie partielle de l’eau en ne renouvelant pas le contrat qui la liait à la SAUR mais en passant un marché sur la production de l’eau avec SUEZ.

 

Facile de faire une comparaison entre l’ARS et VEOLIA. Quel que soit le mode de gestion l’ARS effectue ses contrôles, moins fréquents mais très souvent bien plus poussés que ceux des opérateurs. De toutes façons, l’opérateur, qu’il soit public ou privé, a une obligation d’autocontrôle.

 

Je comprendrais votre discours mettant en avant VEOLIA si votre eau était gérée auparavant par une régie. Ce n’est pas le cas : vous êtes passés de la SAUR à la Nantaise des Eaux puis à SUEZ avant d’en arriver à VEOLIA. Doit-on à partir de vos dires en conclure que les opérateurs précédant VEOLIA n’ont pas fait correctement leur travail ? Je vous laisse juge de votre réponse.

Une des pratiques des opérateurs privés est de proposer un prix très bas en début de contrat mais dont la hausse annuelle est supérieure à celle du coût de la vie. Etes-vous sûr qu’avec votre contrat VEOLIA, s’il est renouvelé, vous n’arriverez pas à un prix au bout de 10, 12 ans bien moins attractif.. A Saint-Jean-de-Braye quand la municipalité a décidé de gérer elle-même son eau il y a eu pas mal de déconvenues liées au travail réel de l’opérateur privé. Pour résumer, vous allez penser « caricaturer », ce qui ne se voyait pas n’a pas été fait ou a été mal fait :

1.     casses multiples de canalisations en mauvais état (la SAUR ne savait pas non plus où était située une partie des canalisations)

2.     1/3 des vannes qui permettent d’isoler un secteur, un quartier, en cas de travaux ont cassé lorsque la municipalité les a fait vérifier

3.     l’étanchéité des 3 châteaux d’eau à due être refaite

 

Pendant tout le temps de la gestion privée de l’eau à Saint-Jean-de-Braye il n’y a eu comme contrôle des délégataires (avant la SAUR c’était la Lyonnaise) que celui portant sur leurs rapports annuels. Si la mairie avait gardé un minimum de service public, que vous semblez tant exécrer, pour exercer un contrôle réel et approfondi de ce qui était réellement fait, c’est plusieurs centaines de milliers d’Euros qui auraient pu être économisés. Petite information supplémentaire et vérifiable auprès des services de la Métropole : en ayant diminué de plus de 10% le prix de l’abonnement des abraysiens, en faisant les travaux que la SAUR n’avait pas effectués et en assurant la totalité du service « eau » la municipalité arrivait chaque année à stocker 400 000€ dans l’optique de créer une usine pour diminuer le taux de calcaire dans l’eau distribuée. La différence entre une régie et un opérateur c’est qu’une régie consacre toutes ses recettes à l’eau, et rien qu’à l’eau. C’est peut-être ça que vous appelez les dérapages financiers ?

 

Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir à combien reviendrait votre eau si le canton de Chécy avait opté pour une régie publique ? Je présume que non au vu de votre discours. Sachez quand même qu’une régie peut être remise en cause et remplacée par un opérateur privé n’importe quand. Essayez de faire l’inverse quand un contrat vous lie à SUEZ ou VEOLIA, même si le travail de l’opérateur ne vous satisfait pas.

 

Vous n’avez pas relevé dans notre courrier à Monsieur Grouard, et je m’en étonne, notre intransigeance à imposer une cogestion de l’eau et de l’assainissement impliquant des citoyens ou des associations. Au cas où vous penseriez qu’il serait utile d’associer les citoyens (qui financent par le biais de leur facture les dépenses de l’eau et de l’assainissement) à la gestion de l’eau, expliquez-moi comment on peut les associer à cette gestion quand on a signé un contrat pour 12 ans avec un opérateur privé. Une régie permet d’associer élus, personnes qualifiées et citoyens..

Si vous pensez que seuls les élus sont en capacité de gérer et de décider, ne vous étonnez pas alors de la défiance de nombreux citoyens vis-à-vis des élus..        

 

Pour clore cette réponse à votre courrier, vous parlez d’idéologie « à gauche toute »… c’est sans aucun doute vrai pour moi mais pas pour la totalité de nos adhérents. Ce discours simpliste que vous avez vis avis d’assos comme la nôtre (on peut être de droite et défendre aussi les services publics : le Maire UMP de Castres a choisi la régie en 2006.. et que penser de Nice ?) vous permet en fait de ne pas prendre en compte ce que nous proposons et défendons, de vous placer en tant qu’arbitre impartial alors que tout dans votre discours caricatural reflète lui aussi une idéologie très souvent non assumée par vos collègues de la Métropole et peut-être par vous-même.

 

Bonne com. »

Pour Eau Secours : Eric Vidal










jeudi 3 février 2022

La démocratie à la mode métropolitaine !

Les élus métropolitains choisiront en juillet prochain le ou les futur-s mode-s de gestion de l’eau et de l’assainissement des 22 communes d’Orléans Métropole car, rappelons le, à partir du 1er janvier 2024 leur gestion ainsi que celle des eaux pluviales et de la défense incendie aura été totalement réorganisée.

 Le délai très court entre la décision que prendront les élus et la réorganisation effective des services est un très mauvais signe car il suppose le maintien de la situation actuelle où Suez et Veolia se partagent la part du Lion.

Malgré tous nos efforts il n’y a eu aucun débat, sauf ceux que nous avons organisés. Tout se passe entre Maires, quelques structures métropolitaines, dont les services eau et assainissement et les élus en charge de ces services. Les conseils municipaux et les usagers sont complètement mis à l’écart et c’est clairement revendiqué par la métropole.

Avec des élus métropolitains très majoritairement favorables à la gestion privée, Veolia et Suez ont peu de souci à se faire !  


A ce sujet, ICEO Olivet vient de publier un article qui résume très bien le passage en force de la métropole pour imposer sa décision sans aucun débat dans les conseils municipaux, sans aucun débat public.

Cette façon de faire ramène une fois de plus les citoyennes et les citoyens au rôle qui leur est si souvent dévolu : « Paie et tais-toi ! ».


1 février 2022

EAU et ASSAINISSEMENT au conseil municipal d’Olivet : une question écrite mal-traitée par le maire

Les cinq élus de l’opposition avaient adressé, pour la première fois tous ensemble, une question écrite au maire pour le Conseil Municipal d’Olivet (CMO) du lundi 24 janvier, à laquelle il était tenu de répondre d’après le règlement du CMO.

Dans cette démarche exceptionnelle, ils demandaient quand et comment :

- le conseil municipal aurait à discuter des choix proposés pour la gestion future des services publics métropolitains EAU POTABLE et ASSAINISSEMENT concernant les 22 villes, dont Olivet. Ceci avant que leurs représentants (7 élus uniquement de la majorité) votent ces gestions au conseil de métropole

- les citoyens / citoyennes de notre commune seraient associés aux discussions sur les options possibles pour ces services dont ils supportent 100% des coûts.

Cette question écrite est consultable sur le site suivant : http://www.olivet-mag.fr/2022/01/conseil-municipal-du-24-janvier.html 

 

M Schlesinger n’a pas daigné répondre lui-même mais a donné la parole à M Leclerc, maire-adjoint, parlant en l’absence de Mme Lerouge, adjointe au cadre de vie. Compte tenu que cette question était adressée au maire (et 1er vice-président de la métropole) par les trois composantes minoritaires représentant plus du tiers des électeurs olivetains, cette façon de ne pas répondre lui-même est apparue comme méprisante, sans respect élémentaire de la démocratie élective, pourtant la seule qui existe à ses yeux.

 

M Leclerc s’est limité à informer le CMO du calendrier décidé en métropole, qui ne laisse aucune place à l’implication des élus du CMO et aux usagers. Ce calendrier est le suivant :

- fin mars 2022 : rapport de la société mandatée pour proposer trois options possibles pour les gestions futures de ces 2 services (budget annuel de l’ordre de 90 Millions d’euros)

- jusqu’à fin juin : discussions de ces choix :  bureau des maires + élus des pôles territoriaux + commissions métropolitaines. Mais des informations sur l’avancement de ce dossier seront données en CMO  …...   par des comptes rendus de réunions de ces commissions ( la routine quoi ..).  

- décision sur les futures gestions finalement votée en juillet par le conseil de métropole.

 

 DEUX CONSTATS :

1 / Cette date tardive de juillet signifie sans doute que le choix déjà fait est de ne rien changer à l’existant ! On savait en effet que la mise en œuvre d’une nouvelle organisation (par exemple ne laissant pas TOUTE LA PRODUCTION DE NOTRE EAU POTABLE aux mains des VEOLIA-SUEZ) ne serait réaliste que si la décision politique était prise au plus tard en avril.

2 / A quoi sert ce conseil municipal s’il n’est pas consulté sur la gestion de services publics aussi importants pour notre quotidien ? Elues et élus pour gérer au mieux la ville, conseillères et conseillers n’auraient donc droit qu’à en être informé-e-s par les super-élu-e-s qui sont à la métropole !

Et ne parlons pas des usagers : ils n’ont qu’à payer leurs factures (y compris les dividendes versés aux actionnaires en cas de gestion privée). Informés peut-être mais consultés : pas question !

 

En prenant la parole après son adjoint, M Schlesinger (maire et 1er vice-président de la métropole) a tenu à rappeler qu’en vertu de la loi NOTRE l’organisation du service de l’eau potable et de l’assainissement est une compétence métropolitaine et confirme qu’aucune réunion d’information ni consultation des usagers olivetains ne seraient organisées. (Mais rien n’est prévu non plus semble-t-il au niveau de la métropole !).

Quelles études, quelles options de gestion, quels intervenants, quelles concertations pour éclairer les élu-e-s métropolitain-e-s ?  Rien n’est dit.   

Serait-ce le petit cercle des maires qui choisirait, dans une de ses réunions, à quelle sauce seront accommodés nos services EAU POTABLE et ASSAINISSEMENT ?

A Olivet comme dans les autres villes les citoyennes et citoyens ne seraient donc pas associés au choix, ni de près ni de loin.  Quel contraste avec des collectivités où la notion de démocratie participative n’est pas un label creux vide de sens ! Par exemple au Kremlin Bicêtre comme on peut le lire dans un article publié récemment sur ce blog : Les usagers consultés pour l'avenir de leur EAU POTABLE : ça existe ... ailleurs ! - ICEO (over-blog.com)

 

Le choix idéologique de laisser toute la production de l’eau potable des 22 villes métropolitaines aux mains des SUEZ-VEOLIA est-il déjà fait ? …en se cachant derrière une justification de retard de calendrier. 

Ce choix est pourtant objectivement dangereux pour l’avenir et contraire à l’intérêt des usagers : il prive la collectivité d’une réelle maîtrise de ces services publics essentiels demandant leur contrôle continu et effectif.  Or ce contrôle ne peut être fait que par le personnel compétent d’un solide service eau métropolitain ! C’est bien ce qu’a démontré au fil des années l’expérience du service d’assainissement forte de ses personnels compétents de la DCERE. 

 

Les élu-e-s métropolitains considèrent-ils les usagers inaptes à comprendre les enjeux et incapables de jugements pertinents ? Ou, plutôt, craignent-ils que les citoyennes et citoyens, consultés après avoir été informés, manifestent des préférences qui n’ont pas leur faveur ?

L’association ICEO, pour ce qui la concerne, n’accepte pas ce déni de démocratie qui laisserait les élu-e-s décider sans que citoyennes et citoyens aient leur mot à dire. 

 

EAU et ASSAINISSEMENT seront de plus en plus des services essentiels : ils auront à faire face aux périodes de fortes pluies et de sécheresses prévues dans les modèles les plus récents d’évolution climatique pour notre région. Abandonner l’eau aux mains du privé, c.-à-d. en faire une source de profit, est un choix qui mettrait en danger, par pure idéologie, qu’on le veuille ou non, l’avenir de ce bien commun et vital qu’est l’eau potable dont la collectivité serait incapable de garantir une réelle maîtrise.




 

vendredi 19 novembre 2021

Réunion publique « Eau » le 7 décembre à 20h45 à la Source.


Le conseil métropolitain se prononcera au printemps 2022 sur la réorganisation et sur le ou les futur-s mode-s de gestion des services publics EAU POTABLE et ASSAINISSEMENT des 22 communes constituant Orléans Métropole.Cette nouvelle organisation qui concerne aussi les eaux pluviales urbaines et la défense extérieure contre les incendies prendra effet le 1er janvier 2024.


Eau Secours constate qu’à 6 mois de la décision des élu-e-s il n’y a eu aucune communication, aucun débat pour que les citoyennes et les citoyens puissent s’informer et donner leur avis sur le devenir de ces 2 services et sur leur gouvernance. C’est d’autant plus regrettable que les coûts de l’eau et de l’assainissement, dans leur totalité, sont financés par le biais de leurs factures d’eau.


C’est pour pallier cette absence de prise en compte des habitantes et des habitants de la Métropole qu’EAU SECOURS s’est permis d’inviter Christophe LIME, président de France Eau Publique et vice-président en charge de l’eau et l’assainissement pour Grand Besançon Métropole.

 

Christophe Lime animera le mardi 7 décembre à 20h45 à la Maison des Associations de la Source (3 rue Fontenelle, près de la salle G.Philipe)  une réunion publique pour amorcer la réflexion et le débat sur la gestion de l’eau et sur ce qu’elle induit, sur la place des citoyennes et des citoyens dans cette gestion.


Vous y êtes convié-e




lundi 11 janvier 2021

Les assises de la transition... les associations s'interrogent

 

La Métropole d’Orléans a invité des associations et des collectifs, dont le nôtre, pour leur présenter les 11 et le 15 décembre derniers les Assises de la Transition et de la Résilience qui débuteront la mardi 12 janvier 2021.

 

À la suite de ces 2 rencontres, 13 des associations et des collectifs invités ont décidé d’écrire un courrier à la Métropole pour préciser leurs attentes et exigences avant leur participation à ces Assises. Le voici ci-dessous.



"Les assises de la transition... les associations s'interrogent "


 Monsieur le Président d'Orléans Métropole, Monsieur le Maire d'Orléans, Mesdames les responsables politiques,  Messieurs les responsables politiques


Dans le cadre des assises de la transition écologique, les associations et autres collectifs ont été sollicités par la métropole d'Orléans à participer à la concertation citoyenne. Nous prenons acte de la décision de la métropole de s'engager dans la transition écologique que le contexte impose. En effet l'ensemble des indicateurs scientifiques (GIEC, IPBES, UICN...) montrent l'urgence de la crise écologique : destruction de la biodiversité, changement climatique et risques d'effondrement systémique global.... 

Nous, associations et mouvements citoyens signataires de ce message collectif, sommes mobilisés localement depuis de nombreuses années sur les enjeux écologiques et sociaux du climat et de la biodiversité. Inlassablement, nous avons proposé des mesures ambitieuses à l'échelle de la métropole, nous avons sensibilisé et mobilisé les citoyens et citoyennes pour entamer un processus de transition à la hauteur du défi qui s'impose. Il nous parait alors indispensable d'éviter de faire des Assises de la Transition Écologique une énième séquence de concertation qui repousserait encore les actes concrets. 

A l'échelle locale, des engagements ont déjà été pris comme le Pacte de transition signé lors des  municipales de 2020 (1) et un Plan Climat ambitieux. Leur mise en œuvre est donc un préalable indispensable.  L’urgence appelle à la formation, à lengagement des élus et à des choix budgétaires à la hauteur des enjeux.....

Les conditions de notre participation aux Assises de la Transition Écologique reposent évidemment sur la mise en application de mesures concrètes à court et long terme:


·     A court terme pour les Assises

1- Impliquer les associations dans la gouvernance des Assises aussi bien dans la partie "ON" que la partie "OFF" , dans le comité stratégique et les instances de pilotage

2- Impliquer tous les élus métropolitains et municipaux : si le constat de l’urgence est partagé, chacun des responsables politiques se doit d’être formé pour arbitrer les orientations budgétaires à hauteur des enjeux. En ce sens nous insistons sur l'implication des élus à suivre une formation exhaustive des enjeux écologiques, climatiques et énergétiques lors des Assises afin que les décisions actuelles et à venir soient cohérentes. 

3- Informer et former des citoyens et des élus par des experts avant un débat de fond sur l’eau : son accès, sa préservation... sur ce qu’implique la notion de bien collectif, de bien commun.


·     Pour les politiques métropolitaines 

4- Pérenniser le comité vélo, avec des réunions au minimum 4 fois par an afin de suivre le développement du plan vélo (utilisation concrète du budget vélo).

 5- Redéfinir le plan de circulation pour mettre en place de véritables pistes cyclables (pas de pistes cyclables sur les trottoirs!).

6-  Diffuser un point chiffré et précis sur l’agriculture locale et bio, notamment par rapport au PTAA, à la Charte agricole et à la loi EGALIM (superficies, agriculteurs, régies communales, soutiens existants, restaurations collectives, projets en cours et ceux envisagés concrètement)

7- Rencontrer les élus afin d'obtenir un état des lieux chiffré  de l'avancement du plan d'action du PCAET


·     Mais aussi, et surtout, des mesures à plus long terme:

8- Redéfinir le budget de la Métropole dans un cadre d'urgence écologique.

9- Mettre en place un comité citoyen permanent chargé de suivre la mise en place des politiques écologiques de la métropole en travaillant en étroite collaboration avec les commissions thématiques et le conseil métropolitain.

10 - Communiquer régulièrement sur les avancées des réductions de gaz à effet de serre auprès du grand public (type horloge climatique) et intégrer la comptabilité carbone dans les évaluations des documents de planification métropolitains.

11-  Mettre en œuvre concrètement le plan d'actions et les objectifs du PCAET pour la rénovation énergétique des bâtiments résidentiels en accompagnant en priorité les ménages en situation de précarité énergétique.

12- Réviser le PLUm à zéro artificialisation nette, respectant les objectifs nationaux ( Plan Biodiversité 2018) et régionaux (SRADDET adopté en décembre 2019).  Les 845 hectares de terres agricoles et naturelles seront-ils épargnés de la bétonisation ?

13- Préparer l’autonomie alimentaire des habitants en préservant les terres agricoles, en soutenant l'installation de producteurs locaux. Planifier la stratégie par des objectifs chiffrés et datés.

14- Choisir un mode de gestion de l’eau en toute transparence. L’eau ne doit pas être une marchandise. Quel que soit le mode de gestion choisi, une place doit être reconnue aux usagers, citoyennes et citoyens, dans les instances de décision et de contrôle de ce service public.

 15- Prendre conscience de l'impact de l'hypermétropolisation et des conséquences néfastes sur les zones rurales du département


Signataires :

 Alternatiba, Alternatives territoriales, l'Arcanderie, ATTAC 45, La Coopérette, Eau Secours, Extinction Rebellion Orléans, Festival des Alternatives Alimentaires, Ingré Ormes 2030, La Loire Vivra (coordination d'association), La Ressource AAA, SPLF 45, Vélorution


 


mercredi 2 septembre 2020

VEOLIA maître du monde !

 

VEOLIA et la concurrence


La Gazette des Communes


L'analyse de Marc Laimé




Marianne

 

La stratégie de VEOLIA Eau en France



La Gazette des Communes
 

Beaucoup de chose à dire sur cet article qui ne peut que nous interpeler

 

1) Pourquoi VEOLIA a perdu de nombreux contrats?

A croire le DG de VEOLIA c'est la pression sur les comptes publics ou la politisation de la question de l'eau qui en sont à l'origine mais, et il est étrangement muet là-dessus, c'est surtout parce que l'entreprise, par le biais de DSP ou de concessions, "s'en est mis plein les poches" pendant des années, avec une qualité du service parfois déplorable, et ce au détriment des usagers. Ceux-ci ont fini par se mobiliser, par faire pression sur leurs élus, ont dénoncé les irrégularités ou les surfacturations dont ils étaient victimes.

L'exemple d'Olivet est à ce sujet très illustratif:  L'eau potable à Olivet: une implication citoyenne de longue date

 

2) Le discours environnemental, la stratégie du mieux disant, c'est vraiment dans l'air du temps. Une fois aux manettes que ferait vraiment l'entreprise? qui serait apte à contrôler ce qui est réellement effectué? Rien ne garantit qu'elle ne reviendra pas à une politique de "low cost" sous la pression de ses actionnaires.

 

3) Que recouvre la notion de Contrat de Service Public (CSP)?

En dehors des explications fournies par l'article n'est-ce pas le moyen de vider la régie de toute sa substance puisque ce sont bien des régies qui passeront ces contrats avec l'entreprise qui agira, de fait, au nom et à la place de la régie.

Avec ces contrats, que resterait-il à la régie? Que deviendrait son personnel?

Les CSP relèvent-ils du ressort de la CCSPL? etc. etc.

 

Joli artifice de la part de VEOLIA: avec le CSP, pour parodier une vieille pub des années 80, " Ça a la couleur la régie, le goût de la régie… mais ce n’est pas la régie! ".. et ça va complètement à  l'encontre de ce qu'Eau Secours promeut.

Il n'est pas question pour nous d'accepter ce genre de régie où que ce soit sur le territoire d'Orléans Métropole..

 

4) Il y aurait beaucoup à dire, notamment sur l'agressivité de VEOLIA vis-à-vis de la concurrence ou de ses clients (du côté de Chécy, les relations des usagers avec l'opérateur sont loin de satisfaire tout le monde..) mais, pour terminer, transformer les usagers en consom'acteurs, c'est les placer encore une fois en aval des décideurs et valider que l'eau est une marchandise.

Normalement le consom'acteur est censé réguler la société de consommation par le biais de ses choix voire en s'émancipant des produits. Ca peut aller jusqu'au boycott de produits ou d'entreprises. Une sorte de régulation par le marché.. (on se rapproche du dogme libéral..)

En ce qui concerne l'eau du robinet, l'usager est captif, quel que soit le mode de gestion, car il ne peut changer lui-même de gestionnaire, ne peut boycotter le "produit".. (on est loin alors du dogme libéral..)

Le consom'acteur à la mode VEOLIA, quel est son pouvoir réel?

 

Pour que l'usager agisse directement sur l'eau, qui est son bien et non le produit d'une entreprise, il faut qu'il participe à sa gestion, qu'il soit acteur dans les choix.. Actuellement, seule une régie avec autonomie financière et personnalité morale le permet.