Urbanisation au service de toutes et tous le vendredi 28 septembre
à 18h30,salle Yves Montand, 1 rue Charles Perrault, 45000 Orléans
Eau Secours et la FRA (Fête des Résistances et des
Alternatives) vous invitent à la soirée-débat “Urbanisation au service de
toutes et de tous” centrée sur les projets de la Métropole et à laquelle
participeront:
- Laurent Richard, pédologue
- l’association Riverains Val Ouest (RVO)
- l’association Pôle Nord
- l’association pour un Site Protégé entre Loire et Forêt 45 (SPLF
45)
- le Collectif des Riverains de la Rue des Murlins (CRRM)
Fête du Bio à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin
le dimanche 30 septembre à partir de 10h à la ferme des Perrières
Pour ses 10 ans l'association le Coquelicot organise une fête de
l'agriculture bio à laquelle sont conviées des producteurs et des associations,
dont Eau Secours.
Semoy dont l'eau est
actuellement gérée par Veolia a décidé de créer une régie publique de l'eau à
partir du 1er janvier 2017. Le service public d'eau potable de la commune sera regroupé avec celui de Saint-Jean-de-Braye qui est en régie depuis
2012.
Malheureusement, la transformation de l'AgglO en
Communauté urbaine également au 1er janvier transfère la compétence de la
gestion à l'eau potable à la nouvelle intercommunalité... sans garantie à terme
quant à la pérennité de la gestion publique, menacée par une privatisation de
l'eau dans toute l'agglomération.
Site de la Ville de Saint-Jean-de-Braye
3è Festival d'Alternatives
Alimentaires les 16, 19 et 20 novembre à Orléans et Ingré.
Le dimanche 6 novembre au
cinéma Les Carmes d'Orléans, l'association Festival d'Alternatives Alimentaires
propose :
- de 15 h à 17 h, en partenariat avec les paniers bio du Val de Loire,
une animation culinaire ouverte à tous
- à 18 h, en partenariat avec SPLF 45, la projection du film " El
Impenetrable ". Entre thriller et documentaire, les tribulations, au
Paraguay, du réalisateur Daniele Incalcaterra pour accéder à des terres dont il
a hérité mais qui sont convoitées par les grands propriétaires environnants.
Accaparements de terres, déboisement, élevage intensif...
Un vigneron bourguignon sera jugé ce mardi
pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée.
GILE MICHEL/SIPA
Un vigneron bourguignon comparaît ce mardi
devant le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône. Thibault
Liger-Belair, viticulteur à Nuits-Saint-Georges et exploitant de vignes dans le
Beaujolais, sera jugé pour avoir refusé de pulvériser un insecticide sur ses
vignes, comme l’imposait un arrêté préfectoral.
Les faits
remontent à 2013. Face à la propagation sur le territoire de la flavescence
dorée, une jaunisse de la vigne incurable, la préfecture de Saône-et-Loire
demande aux viticulteurs d’asperger des produits chimiques sur leurs vignes
afin d’éliminer l’insecte à l’origine de la maladie, la cicadelle. La
Saône-et-Loire est alors le département le plus touché de Bourgogne.
"Aberrations administratives"
Thibault Liger-Belair refuse pourtant
d’appliquer cette décision. L’agriculteur élève ses vignes en biodynamie - sans
pesticides ni d'engrais. Dans la région, ses méthodes sont respectées.
« C'est un vigneron très très qualitatif, qui jouit d'une très belle image
en Bourgogne », explique ainsi Jean Bourjade, délégué général
d'Inter-Beaujolais, cité par l’AFP.
Le viticulteur
dénonce des « aberrations » dans cette décision administrative, son
domaine à Moulin-à-Vent se situant à cheval entre la Saône-et-Loire et le
Rhône. « D'un côté j'avais l'obligation de traiter, de l'autre pas »,
explique-t-il. Il réclame davantage de logique dans les décisions
préfectorales. De fait, l’arrêté a été pris dans une logique de « lutte
obligatoire en attendant une cartographie plus précise des zones à risque »,
précise encore l’AFP.
Déséquilibres
Son refus est également motivé par ses
convictions. L’homme se refuse à asperger des produits chimiques qui détériorent
la faune, supprime des insectes utiles et génère des déséquilibres. « En
2013, nous avons vu réapparaître dans les zones traitées des dégâts provoqués
par l'araignée rouge », souligne ainsi le viticulteur. Selon la préfecture, citée par l’agence, la
« lutte contre cette maladie est compliquée du fait du délai d'au moins
une année entre la contamination et l'apparition des symptômes », mais la
décision d'étendre en 2013 « le périmètre de lutte à l'ensemble du
département » se serait avérée « efficace ». S’ils restent encore marginaux, les
agriculteurs qui bravent les décisions judiciaires en refusant d’asperger des
pesticides sur leurs cultures se multiplient. L’an dernier, Emmanuel Giboulot,
un viticulteur situé près de Beaune, en Bourgogne, avait été condamné pour les mêmes
motifs à 1000 euros d’amende,
puis relaxé par la cour d'appel de Dijon.
Outre ces viticulteurs qui refusent l'usage des
pesticides,des citoyens
œuvrent, innovent, combattent, échangent... pour permettre d'offrir à toutes et
à tous une nourriture savoureuse, de qualité, dont la production n'endommage ni
les ressources environnementales ni la santé.
Grâce à leur action, les alternatives à
l'agro-industrie existent déjà: alors, de buffet en table ronde, n'hésitez pas
à venir les découvrir